Ministre Déléguée au Développement, à la Coopération et à la Francophonie
(…) Je souhaite adresser avant toute autre chose mes très sincères et chaleureuses félicitations à l’ensemble des entreprises et entrepreneurs distingués aujourd’hui pour leur engagement en faveur du développement.
A tous ces chefs d’entreprises ou cadres dirigeants venus du Sénégal, du Cameroun, de Madagascar, du Burkina Faso, de Tunisie, du Maroc, et bien sûr aussi de France, je veux dire ma satisfaction de voir ainsi couronnée de succès leur démarche de partenariat économique entre entreprises du Nord et du Sud : car au-delà des trophées qu’ils reçoivent aujourd’hui, il y a surtout une formidable réussite commerciale, et donc une contribution au développement.
Depuis une dizaine d’années, ce sont ainsi près de 250 « couples » d’entreprises qui ont été constitués, avec l’appui de mon ministère et de cette importante institution européenne qu’est le Centre pour le Développement de l’Entreprise. Ce succès témoigne de l’intérêt que cette démarche a rencontré auprès des acteurs économiques du Nord comme du Sud.
Car si l’objectif premier de ce partenariat entre entrepreneurs de même métier est l’amélioration du tissu économique des pays du Maghreb et des pays ACP, le programme de compagnonnage industriel répond également au vœu formulé récemment par le Premier Ministre de voir plus de petites et moyennes entreprises françaises se tourner vers l’exportation.
En effet, la France ne bénéficie pas suffisamment aujourd’hui des effets positifs de la mondialisation. Tout particulièrement, les PME françaises sont moins présentes que celles des autres pays membres de l’union européenne sur les marchés extérieurs.
La démarche du compagnonnage industriel est donc une bonne façon d'inciter nos PME à s'engager dans la voie de l'exportation, qu'il s'agisse d'exporter des produits ou du savoir-faire.
Mais au-delà des recompenses qui vous sont remises aujourd'hui, je souhaite vous redire ma conviction de la part essentielle que le secteur privé doit prendre au développement des pays du Sud, et les efforts entrepris par le gouvernement français pour accompagner ce secteur privé.
L'entreprise est à la fois le principal moteur de croissance et de l'emploi, et un contributeur direct à l'objectif de réduction de la pauvreté que s'est fixée la communauté internationale lorsqu'elle a défini, en 2000, les Objectifs du Millénaire pour le développement. Le renforcement des entreprises est donc pour nous un objectif transversal, car l'efficience de ce secteur conditionne celle de tous les autres secteurs de l'économie.
Ce rôle fondamental de l'entreprise dans le développement, est évidemment inscrit dans la politique de mon ministère. C'est ainsi qu'un des sept secteurs pour lesquels nous avons défini des priorités d'intervention concerne le secteur productif, c'est-à-dire les entreprises privées ou publiques marchandes.
Dans notre stratégie d'intervention dans ce secteur, nous mettons un accent particulier sur la petite et moyenne entreprise. C'est en effet elle qui occupe une part prépondérante dans la création de richesses dans les pays du Sud. Sa taille humaine et son implantation forte dans le tissu économique et social local en font un moteur essentiel d'un développement harmonieux des territoires.
(...) C'est bien de nos efforts conjoints - pouvoirs publics et entrepreneurs privés - que viendra le développement durable de l'Afrique.
Les entreprises aujourd'hui mises à l'honneur y contribuent activement, qu'elles en soient donc à nouveau chaleureusement remerciées.
Au-delà, soyez convaincus de me trouver à vos côtés pour renforcer nos actions de coopérations, au service du développement.
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