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. C’est avec un mélange de fierté, d’honneur et d’angoisse que je m’adresse à vous :
- Fierté : par rapport à mes compères, chefs d’entreprise, qui m’ont élu ce matin président de l’association
- Angoisse, car en succédant à Emile Zarka et Francis Testa à la tête de l’ADECI qui va fêter ses 30 ans l’année prochaine, je suis conscient de l’enjeu afin de continuer à hisser haut le drapeau de notre association ; car une telle longévité, vous en conviendrez,
- est le fruit évident des actions pragmatiques et concrètes qui ont été menées depuis des décennies
- est aussi les échos de la performance des résultats obtenus sur le terrain
- et établit une légitimité et une reconnaissance en tant qu’outil régional d’aide à l’exportation
Si cette tâche est importante, je sais que je peux compter sur le précieux concours de Jean-Claude Sitbon, que nous reconnaissons tous pour sa compétence et l’excellence de ses initiatives et leur conduite jusqu’à l’aboutissement et qui, vous l’aurez bien compris, nous confirmons, bien entendu, à son poste de directeur général.
Et puis, je crois dans les principes pragmatiques de l’ADECI et je les partage. En effet :
- J’ai toujours considéré l’export comme un élément essentiel de la croissance des entreprises (je réalise 50% de mon CA dans une quarantaine de pays) et à l’ère de la mondialisation, où les entreprises essayent de trouver des marchés partout, y compris en France, et connaissant la saturation du marché local, il est évident que l’export devient un élément indispensable au développement de nos entreprises et même vital, certaines fois. Je suis donc fondamentalement orienté vers l’International et je me sens profondément méditerranéen
- Et cela pas uniquement de par ma naissance ou parce que notre région représente la colonne vertébrale du bassin méditerranéen (en tous cas de mon point de vue) mais c’est aussi parce que je suis certain que cela représente un marché potentiel important pour nos entreprises. Et sous réserve, d’appréhender ces marchés avec « une bonne méthode », avec humilité et en respectant les spécificités de chacun des pays, nous serions reçus à bras ouverts et nous sommes même attendus
- Et l’ADECI a mis en œuvre depuis des décennies Une méthode qui a généré du résultat, celle du Compagnonnage industriel :
- Cette pratique qui est non seulement une méthodologie de travail mais aussi et surtout un état d’esprit et une certaine vision du rapprochement entre les entreprises des 2 rives de la méditerranée
- Le but étant de mettre en place des relations dépassant le strict rapport client-fournisseur, animées par une confiance mutuelle et un partage des bénéfices
- Cette pratique, j’en parle en connaissance de cause car je l’ai aussi utilisé, à plusieurs reprises, pour les besoins de développement de mon entreprise
- Et puis il y a des hommes, avec un grand H (des hommes et des femmes) qui en entreprenant, en créant des projets participent à la création de richesses et d’emplois qui sont les conditions nécessaires au développement économique, social et culturel des sociétés (et je salue au passage le courage des tandems récompensés aujourd’hui et je pense aussi à ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir été sélectionnés).
C’est donc avec une grande motivation que je voudrais vous faire part des principales orientations de l’ADECI pour les trois années qui viennent.
AXES D’ORIENTATION DE L’ADECI POUR LES TROIS ANNEES A VENIR
1. Renforcement du Réseau Euroméditerranéen de Compagnonnage industriel, créé il y a deux années par notre association, et qui compte aujourd’hui sept membres. Outre l’ADECI, les membres de ce Réseau sont : le Groupement à l’international de Wallonie (Belgique), le World Trade Center d’Algérie, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, la Chambre de Commerce Tuniso-Française à Tunis, et, depuis le début de cette année, la Chambre de Commerce Franco-Egyptienne basée au Caire et à Alexandrie et la CCI de Beyrouth au Liban. Ce Réseau est, d’un point de vue stratégique et pratique, très important pour l’ADECI car il permet, d’une part, de diffuser et de mettre en œuvre la méthode et l’esprit du Compagnonnage industriel, d’autre part, d’améliorer sensiblement le service de terrain que nous rendons aux entreprises grâce à une proximité du terrain et une plus grande réactivité. Un Guide du Compagnonnage en Méditerranée et une série de séminaires effectués dans l’ensemble de pays cités, pendant le premier semestre de cette années, ont permis d’asseoir le fonctionnement de ce Réseau.
2. Cette structuration en Réseau a été conduite par l’ADECI avec le soutien de la Région Paca et du programme Invest’in Med. Je tenais, une fois de plus à les en remercier. Nous entendons bien nous entretenir prochainement avec nos fidèles partenaires.
3. L’Adeci intervient chaque année auprès de 300 entreprises régionales en moyenne pour formuler auprès d’elles toutes sortes de conseils sur l’approche des marchés du Sud de la Méditerranée, pour rechercher des partenaires locaux, pour organiser des missions individuelles ou collectives dans les pays visés, pour valoriser à l’international leurs offres de partenariat à l’international, pour leur transmettre des opportunités d’affaires, pour les assister dans leur démarche de partenariat ou la recherche de financements, et enfin, pour les sensibiliser aux nouvelles donnes des échanges internationaux en Méditerranée. Nous poursuivrons cette action avec le souci constant du pragmatisme et de la disponibilité auprès des entrepreneurs avec un objectif d’augmenter le nombre d’adhérents actifs.
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